Sumina-gashi
Des écolines de couleurs ou de l’encre de Chine, le départ est le même : une tache, aléatoire ou dirigée, des nuances de couleurs ou de gris qui se mélangent.
L’imagination et la fantaisie de l’artiste dirigent alors la mine de plomb. Commence à ce moment-là un travail minutieux d’où vont surgir des êtres mutants, des animaux fantastiques, comme autant de pieds de nez à la bienséance.
Quand les taches d’encre sont dirigées, elles forment un sujet unique que les rehauts à la mine de plomb ne font que préciser. L’influence de l’art japonais y est sensible.
Du petit fomat (14 x 14 cm) aux toute grandes compositions (240 x 320 cm), le souci du détail est le même, l’ironie toujours aussi mordante : l’artiste offre à notre regard le résultat d’un défoulement et d’une liberté prise, après 40 ans de carrière, à ce monde de la création de bijoux qui ne supporte pas l’imperfection.